LE SONNEUR
Le Sonneur
Le Sonneur est un artiste basé à Paris. Dans un style qui mêle street art et art contemporain, il transforme le banal en poésie. Il utilise des techniques variées (installation, photographie, dessin, pochoir, vidéo, sculpture).
Au fil de ses promenades urbaines, Le Sonneur colle des sonnettes aux portes des inconnus, de petites sonnettes rouges qui portent des noms intimes ou inattendus comme «  My Love » , « Her » , «  Bunny »  ou «  My Heroine » . Il glisse aussi des lettres d’amour anonymes sous vos portes et dans vos boîtes aux lettres. Sur les trottoirs, il abandonne des clés aux noms d’amants imaginaires. Le Sonneur détourne aussi les accroche-portes des hôtels et les suspend aux portes de vos appartements ou de vos chambres, remplaçant les habituels « Do not disturb » ou « Make up the room » par des appels au secours ou des cris du coeur comme « Save Me », « Kiss Me » ou « Fuck Me ». Avec ses dessins en rouge et noir, Le Sonneur glisse son regard indiscret dans les trous de serrures et révèle dans un jeu d’ombres chinoises d’autres vies, d’autres moments volés.Il projette aussi ses scènes vidéos dans les rues, sur des murs vierges et salis. Il y fait apparaître des portes et des fenêtres imaginaires dans la villes, ses «  Fleeting Doors », passages éphémères vers l’intime, qui s’ouvrent et se ferment pour dévoiler en fragments la vie d’inconnues et autant de personnages interpellant les passants. Le Sonneur fixe aussi dans la rue des plaques de métal gravées d’un « MY LOVE », d’un « MON AMOUR, 4ème étage gauche, Sur rendez-vous » et d’un numéro de téléphone que vous serez peut être tenté d’appeler.
Plus que la ville elle même, ce sont ceux qui y vivent qui sont le sujet du travail du Sonneur. Avec ses installations, ses photographies, ses vidéos ou ses dessins, il interroge la condition urbaine et la place de l’individu dans la ville. Entre poésie et ironie, romantisme et noirceur, il questionne nos rapports aux autres. Il joue sur les pas de portes, ces limites fines entre la ville et l’intime, entre tous et chacun. Ses oeuvres nous parlent d’aliénation et de liberté, d’anonymat et de solitude, d’espoir et d’intimité. Au fil du temps, le Sonneur nous raconte ses villes, vécues ou fantasmées, des villes peuplées d’inconnus et d’histoire d’amour en suspens, des villes où chaque porte cache ses secrets. Ce sont ces mystères qu’il nous dévoile, en détournant le banal et les gestes du quotidien. Avec une simple sonnette, par le trou de serrure, avec de petits riens, dans un style minimal et singulier, il raconte ses histoires, nous les laisse imaginer.